L’écologie n’est-elle qu’une science ? (Non)

( 13 minutes de lecture)

Dans sa formulation originelle, l’écologie est la science du vivant, ou étymologiquement la science de l’habitat. Le terme à été inventé en 1866 par Ernst Haeckel, un biologiste Allemand. 108 ans plus tard, en 1974, un candidat se présente à l’élection présidentielle française en se revendiquant de « l’écologie politique ». A une époque où le réchauffement climatique est à peine connu, René Dumont, scientifique lui-même, débarque sur un plateau de télévision pour boire le verre d’eau le plus célèbre  de l’histoire politique française, et nous expliquer qu’un jour ce qu’il fait machinalement sera devenu un luxe.

Aujourd’hui le terme écologie couvre beaucoup de réalités. Il est parfois une idéologie, parfois un argument marketing, on lui accole d’autres concepts comme l’idée de transitions ou de responsabilité et il englobe un ensemble d’inquiétudes liées à l’avenir, liées au changement climatique ou à l’effondrement de la biodiversité. Un concept qui tend à s’élargir donc mais qui pourtant dans bien des pays semble rassembler des familles de militants : les écologistes.

Manier la science en tant que militant

Une science devenue doctrine politique, voici donc un fil à tirer. Car si dans la science ce sont l’exactitude des mots, le doute, l’expertise sectorisée et l’appel à l’intellect qui devraient toujours faire référence, la politique doit donner un cap, affirmer des idées, être transversale et faire appel à nos émotions.

Alors la lutte écologiste doit-elle rester aux mains des scientifiques ? S’il est intéressant d’avoir un discours techniquement solide, il est clair que l’écologie politique doit-être accessible au plus grand nombre pour avoir un impact sur nos vies. Il appartient donc aux militant.e.s d’apprendre à manier le discours scientifique.

Ce lien compliqué entre science et politique semble être récurrent, des théories racistes du darwinisme social aux tergiversations de Donald Trump dans la lutte contre le coronavirus. J’en veux pour exemple le débat qu’il y a eu en France sur la pertinence de la Chloroquine pour soigner du COVID-19. A coup de messages Whatsapp ou autre Facebook, une petite musique est montée sur les réseaux sociaux : « Le professeur Raoult propose la Chloroquine pour lutter contre le Coronavirus, et ce contre les lobbies industriels parisiens. » La rhétorique est très efficace, et les camps sont définis : il y a le camp des lobbies et le camp des gentils. Peu importe que vous ayez des compétences en médecine ou la capacité (et le temps) de lire des études liées au dit médicament, les camps sont déjà définis. Et la rhétorique semble efficace dans les milieux écologistes, on touche ici à la corde sensible de lutte contre les lobbies et de scientifique-militant.

Sur les vaccins, par exemple, la science ne peut dire que « le nombre de vies sauvées par tel vaccin est estimé à tant », « le nombre d’accidents dus à tel vaccin est de tant », « tel adjuvant permet cela mais augmente les risques d’accident de tant ». Après c’est aux politiques, et donc à la société de choisir, de choisir si oui on non il y a campagne de vaccination.

Science et politique : comment garder la tete froide ?

C’est non sans amertume que je nous recommande de prendre des leçons du Premier ministre Edouard Philippe dans sa communication en période de crise du COVID-19. En conférence de presse, lorsqu’une question lui était posée sur un sujet qui n’est pas son expertise, il a su dire régulièrement « Je ne sais pas ». Nous avons peu l’habitude de voir des personnalités politiques avouer un manque de compétence sur un sujet, d’autant plus que ce gouvernement nous avais plutôt habitués à une forme d’arrogance. Dans le marasme de la communication gouvernementale en cette période de crise, il semble que cet exercice de sincérité et d’humilité ait été largement apprécié.

L’écologie politique prend de l’ampleur dans la société, et il faut assumer qu’il s’agit d’un discours empreint d’idéologie, et d’un discours révolutionnaire. Peut-être faut-il bien séparer, dans les discours et les argumentaires, ce qui fait l’objet du constat ou consensus scientifique, et ce qui fait l’objet de la réponse politique. Apprenons donc à dire que nous ne savons pas, que nous basons telle ou telle proposition politique sur une analyse politique et idéologique  d’un ensemble de travaux qu’on nous a rapporté.

A ce titre, nous pouvons nous inspirer d’une autre personnalité politique plus proche de nous, Greta Thunberg. Outre son ethos et logos assez particulier [1], une jeune femme qui cumule donc deux éléments qui d’habitude empêchent d’accéder à l’interpellation politique qui interpelle la planète, elle développe un discours avec toujours le bon équilibre entre science et idées politiques. C’est peut-être justement parce que ses discours manient parfaitement les deux qu’elle a su se rendre populaire, ses détracteurs ne pouvant plus que l’attaquer sur son physique ou sa personne, au risque du ridicule. Son discours à l’ONU reste dans les mémoires, car elle à su manier des éléments techniques avec brio sans prétendre remplacer les scientifiques, ni extrapoler.

Sortir du faux consensus

Dans une tribune au Monde du 14 mai 2020 intitulé « L’écologie ne nous rassemble pas, elle nous divise », le philosophe Pierre Charbonnier prétend même que la confusion entre une forme de consensus scientifique et les réponses politiques à y apporter est contre-productif : l’écologie ne fait pas consensus.

Plus qu’être un casse-tête pour militant, l’appropriation de l’écologie politique par la majorité devient un piège qui nous fait tomber dans une sorte de consensus mou. Et on voit apparaître des nouveaux concepts, comme « écologie positive », tout aussi mou que le faux consensus auquel il fait référence.

Car à utiliser constamment arguments scientifiques et « absolus », on finit par s’y perdre. Combien de fois en tant que militant écologiste on m’a renvoyé le fameux « tu sais les éoliennes, ça pollue aussi ». Car le choix de privilégier les énergies renouvelables plutôt que d’autres formes d’énergie n’est pas le fruit d’une analyse scientifique froide, mais le résultat d’une pensée et d’idées politiques :

  • L’idée qu’il faut effectivement rogner sur un mode de vie consumériste, mais tellement confortable, pour permettre aux générations actuelles et futures de répondre à leurs besoins;
  • L’idée que le nucléaire n’est pas une solution car repose sur une gestion centralisée et sur un prix artificiellement bas de l’uranium, …

Avec la généralisation de nos enjeux, la posture du « militant écologiste scientifique » ne semble plus être adéquat et le militant doit maintenant apprendre à manier la science en la dissociant de son discours idéologique (au fait, l’idéologie ce n’est pas un gros mot), pour construire avec. Et surtout rester sur cette posture purement scientifique nous coupe de l’essentiel pour mobiliser : l’écologie devient une culture voire, en terme marketing, une tribu.

La « sous-culture » écologiste

Une sous-culture ?

Dans un article du 10 mai 2020 sur la plateforme Esanum (plateforme de mise en lien et d’échange entre médecins), Laure Dasinière revient sur le phénomène mondial des « fakemed ». Le terme « fakemed » est un terme péjoratif servant à désigner l’ensemble des pratiques para-médicales, non validées par un processus scientifique de validation des savoirs, et tente de concurrencer la médecine en utilisant croyances et intuitions locales. De la bouse de vache pour soigner du coronavirus aux antivaccins, il n’y a qu’un pas.

La raison pour laquelle il ne semble y avoir « qu’un pas » c’est parce que derrière un ensemble de pratiques, il y a en fait une forme de culture. L’article revient en détails sur un ensemble de discours communs, mais nous allons ici nous attarder sur une citation de Sebastian Dieguez (chercheur en neurosciences au Laboratoire de sciences cognitives et neurologiques de l’Université de Fribourg, en Suisse) qui décrypte le phénomène tout au long de l’article :

« Ce que je trouve particulièrement intéressant dans cette affaire, c’est vraiment cette apparente nécessité de greffer tel ou tel “remède” à son système de croyance. C’est comme si chaque individu regardait autour de lui pour voir ce que chacun pense, et se joignait simplement au chœur qui lui ressemble le plus. Je ne vois pas d’autre manière d’expliquer des agrégats complotistes aussi étonnants que la passion pour la chloroquine, le rejet des vaccins et la colère contre la 5G. Ces sujets n’ont, en surface, strictement aucun rapport les uns avec les autres, mais en accepter un attire irrésistiblement les deux autres, comme par souci de cohérence…»

Un ensemble de pratiques et de croyances semblent donc former un ensemble cohérent pour beaucoup de personnes, ce qui pourrait bien se rapporter à une forme de culture commune. Si donc une forme de culture commune semble unir un ensemble de combats qui semble ésotérique pour certains, il est intéressant que dans un mouvement politique ou militant, il puisse exister plusieurs cultures qui coexistent. C’est du moins ce que j’ai pu observer en tant que militant.

L’écologie, entre science et croyance populaire?

Pour revenir à notre sujet initial de la science, il est indéniable que l’approche scientifique de l’écologie tient une bonne partie des discours et de l’imaginaire. Nombres d’associations écologistes ont un discours très lié à une forme de vulgarisation scientifique. Le Réseau Action Climat ou France Nature Environnement sont très liés à une approche technique des questions environnementales, l’un sur un axe biodiversité et écosystèmes, et l’autre avec une approche politiques publiques et réchauffement climatique.

Pour avoir un temps gravité dans les milieux de la permaculture, j’ai parfois remarqué une tension ou un désaccord non formalisé frontalement dans certains échanges autour de la « biodynamie ». Si la permaculture représente une forme technique de la production agricole, la biodynamie semble plus reposer sur un ensemble de croyances et d’approche ésotérique (à ne pas prendre de manière péjoratif, l’ésotérisme étant défini ici comme une approche de compréhension du monde par le symbolique). Ces deux approches, techniques et symboliques, peuvent paraître complémentaires pour certains, mais elles peuvent être accessoires ou repoussoirs pour d’autres. Dans certaines conversations s’en suivait une forme de gêne : de ma (faible) expérience on ne peut pas totalement réprimer la biodynamie publiquement dans le un milieu « permacool », car une des personnes autour de la table en est peut être adepte. Il semble donc que la biodynamie fasse partie du corpus culturel des milieux permaculteurs, même si les avis individuels sur le sujet divergent. (A noter que mon but n’est pas ici de décrire une réalité, nombre de permaculteurs et permacultrice seraient peut-être en désaccord mais là n’est pas la question. Je cherche simplement à illustrer mon propos à partir d’une expérience personnelle.)

De la même manière, dans la sphère des militants écologistes on retrouve :

  • des personnes qui pensent que les vaccins sont mauvais pour la santé et sont imposées par les lobbies pharmaceutiques [3] ;
  • des livres sur le soin par les pierres magiques dans la rubrique « écologie » de la librairie du coin de la rue, à côté d’autres livres qui utilisent la physique quantique pour des soins énergétiques ;
  • des personnes qui se convertissent à la géobiologie pour déterminer l’implantation des éoliennes,

Si cette liste peut paraître caricaturale et très subjective, il n’en manque pas moins qu’il semble y avoir une forme de logique qui unit ces affirmations. Comme si un mélange de doutes sur le progrès technologique et de souhaits de meilleur lien entre l’humain et la nature créait un ensemble cohérent à même de se ranger dans la rubrique où on parle énergie renouvelable dans votre librairie préférée.

Cet ensemble d’idées utilise souvent un ensemble de biais cognitifs qui, si on ne fait pas attention, peut clairement faire partie du « bagage argumentatif » d’un militant écologiste sincère et convaincu : appel à la nature, appel à l’exotisme ou encore appel à Galilée [4]. Ces biais sont importants à identifier car le discours de certains néo-gourous revêt parfois un aspect scientifique et technique qui peut nous piéger. On l’a vu bien sur avec le fameux débat autour du professeur Raoult, mais il y en a d’autres : la crise sanitaire a donné de l’ampleur à un discours pseudo-scientifique qui utilise largement les codes écologistes. Des mouvements qui, si ils paraissent inoffensifs et bon-enfant sont en réalité dangereux. Certains pensent que nous avons vu naître une secte en direct sur Youtube pendant le confinement [6], et le ministère de l’Education y fait directement référence dans une note [7].

Dans un mélange de discours anti-vaccin, de lutte contre les lobbies, de références aux « sagesse anciennes », de coaching de vie et de régime alimentaire miracle, des gourous recrutent des adeptes sur nos réseaux sociaux.

Une polarisation du débat

Rassurons-nous, ce n’est certainement le seul débouché pour les écologistes et, même si le nombre de visionnages de ces vidéos est impressionnant, ces discours reste marginaux auprès des militants. Mais même dans des discours plus « raisonnables », cette forme de culture commune peut exclure certains groupes ou nous empêcher de voir et comprendre la société. Surtout, elle ne doit pas devenir une ligne rouge infranchissable.

L’opposition à l’industrie nucléaire par exemple fait clairement partie d’une forme de corpus idéologique des écologistes. Un bon militant écologiste serait anti-nucléaire et c’est tout ! Pour autant il émerge en France un véritable mouvement d’écologistes pro-nucléaires résolument décroissants. Il existait déjà certes mais à mon sens il prends de l’ampleur. Là où le bât blesse c’est qu’une partie de l’argumentaire anti-nucléaire semble reposer sur des éléments techniques, comme la dangerosité prétendue des radiations [5], ou des éléments de « notre culture », comme les luttes déjà gagnées ou la présence des lobbies. Ce mélange de (mauvaise ?) utilisation de la science et d’éléments de notre culture propre peut nous empêcher de situer le débat autour de l’énergie au bon niveau : la sobriété.

Il y a beaucoup plus de points communs entre (1) une militante EELV anti-nucléaire et partisane d’une sortie du dogme de la croissance et (2) une militante de Youth For Climate plutôt pro-nucléaire car un moindre-mal d’après les rapports de Shift Project, mais qui met la sobriété au cœur de son discour,s que entre (1) la même militante EELV et (3) une partisane des énergies renouvelables pour plus de croissance verte, pour qui « l’enjeu du 21eme siècle c’est l’intelligence artificielle », ou encore (2) La même militante Youth For Climate et (4) une pronucléaire qui croit qu’on va sauver le climat à coup de géo-ingénierie.

Nos habitudes de groupes militants ne doivent donc pas nous enfermer et les arguments techniques et scientifiques doivent rester ce qu’ils sont : un élément d’un choix politique plus large ou chaque proposition représente des avantages et des inconvénients.

La sous culture « écolo » : comment en user sans en abuser ni être désabusé ?

Cette idée de « sous-culture écolo » mériterait surement d’être étayée et mieux travaillée, mais on peut tout de même se demander comment nous comporter par rapport à cela. Chacun à son histoire de militantisme et, comme les permaculteurs, une certaine perméabilité, ou non, à cet inconscient collectif.

J’ai pour ma part une entrée plutôt technique et rationnelle dans les enjeux écologiques. Mais sur certaines questions le lien entre technique et croyance n’est pas clair : suis-je anti-nucléaire de manière totalement autonome et uniquement pour des raisons techniques ou y a t-il une part d’irrationnel ? Sur les OGM, doit-je creuser la question de manière « autonome » ou suivre le « consensus écolo » de rejet ?

Et quelle posture adopter par rapport aux personnes qui ont des postures différentes des miennes sur les vaccins ? Dois-je utiliser des arguments techniques (études, résultats, …) ou dois-je aller sur le terrain de l’imaginaire (injection de produit chimique VS traitements « naturels », …) ? Et surtout, doit-on utiliser des arguments que l’on sait faux mais qui font appel à notre imaginaire collectif (le mien comme celui de notre interlocuteur).

En user …

Dans la série des citations que vous avez vu partout sans avoir vérifié la source je demande :

« Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue. » (attribué à Victor Hugo)

Ce que nous dit cette « citation » c’est donc qu’il y a parfois des élans dans la société qui vont pousser certaines idées. De fait beaucoup d’idées écologistes semblent aujourd’hui rejoindre un genre de pot commun d’idées ordinaires, ou du bon sens : « avec toutes ces radiations, le nucléaire ne doit pas être bon », « ce qui est naturel c’est quand même mieux », …

Il serait idiot de ne pas utiliser cela, si on écoute Gramsci il semblerait même que l’on tienne le moyen ultime pour convaincre. Accueillons les personnes qui pensent que les éoliennes sont la solution de transition énergétique, c’est toujours un premier pas pour s’intéresser aux enjeux énergétiques !

… sans en abuser …

Pour autant utiliser à outrance cette « sagesse populaire » peut être dangereux. D’abord car cela simplifie tout et peut exclure celles et ceux qui on une porte d’entrée différente. User donc de la « culture écologiste » avec parcimonie … vous le voyez bien sûr venir, ne tombons-nous pas dans une forme de cynisme ?

… ni être désabusé.

La révolution de nos institutions et de notre système économique passera nécessairement par une révolution culturelle, nous devons donc accepter cette dimension de nos combats sans considérer que nous, militants qui cherchons à convaincre les autres, sommes au-dessus. Nous sommes tous pleins d’a priori positifs ou négatifs sur un ensemble de sujets qui sont construits à partir de notre environnement, de notre enfance, de nos lectures … L’idée n’est donc pas de forger des clichés artificiels mais plutôt d’assumer ces imaginaires qui nous traversent et les utiliser.

En assumant cela, on se permet de construire un imaginaire collectif, sans s’interdire de pointer les dérives inquiétantes ou excluantes.

Conclusion : tout ça pour quoi ?

L’écologie est à l’origine une science et la rigueur des discours est donnée au crédit des écologistes. Pour autant, manier la science en tant que militants n’est pas chose aisée et nous devons apprendre collectivement à le faire. Il nous faut aussi dépasser le cadre strict de la science pour voir et comprendre que des imaginaires traversent nos mouvements. Ces imaginaires nous devons les utiliser car ils sont puissants pour mobiliser et ils forment une sorte de culture commune, mais il convient également de s’en méfier car ils peuvent être utilisés pour manipuler, enfermer le collectif voire conduire àdes dérives inquiétantes.

Ce lien entre science, culture et politique devrait être plus au cœur des débats et de la formation des militants. Le travail de vulgarisation comme il est fait par le Réseau Action Climat, couplé à un travail sur nos imaginaires, comme c’est proposé dans le livre de Julien Dossier ou par Alternatiba lorsqu’ils et elles investissent nos rues est sans doute la combinaison qui marchera à long terme.

Notes

  • [1] L’éthos et le pathos sont deux concepts d’analyse du discours. Comme le disent ces extraits de définition wikipédia : « L’ethos représente le style que doit prendre l’orateur pour capter l’attention et gagner la confiance de l’auditoire, pour se rendre crédible et sympathique. Il s’adresse à l’imagination de l’interlocuteur. (page : Ethos) » / « Tandis que le pathos est une méthode de persuasion par l’appel à l’émotion du public, l’ethos renvoie sa force de persuasion à l’intégrité de l’orateur. C’est souvent par les passions que triomphe l’éloquence ; pour les maîtriser, l’orateur doit connaître les ressorts et les moyens qui servent à les exciter ou à les calmer. » (Pages : « Pathos »)
  • [2] Pour information et transparence, je suis en désaccord avec l’ensemble de ces affirmations. J’ai essayé de trouver des affirmations avec laquelle je suis en accord, mais c’est visiblement plus difficile de démonter son propre système de penseé que celui des autres !
  • [3] Le doute sur les vaccins représenterait même 43% des sympathisants d’EELV selon une étude IFOP (https://www.conspiracywatch.info/vaccins-un-francais-sur-deux-pensent-que-certains-adjuvants-peuvent-etre-tres-dangereux.html), mais les biais méthodologiques de l’étude en question sont nombreux, l’analyse faite est pauvre et elle à été largement critiquée comme n’ayant pas des résultats suffisants pour une étude approfondis. C’est pour cette raison que je n’ai pas souhaité la prendre comme source principale.
  • [4] L’appel à la nature, l’appel à l’exotisme et l’appel à Galilée sont trois « raisonnement fallacieux », aussi appelés des sophismes. Il s’agit de raisonnements d’apparence logique qui sont insérés dans un discours cohérent pour convaincre, mais qui en réalité reposent sur une illusion et font souvent appel à une forme de bon sens. L’appel à la nature suppose que quelque chose est bon parce que naturel (alors que des aliments artificiels seront meilleurs pour le corps qu’un poison naturel par exemple). L’appel à l’exotisme est l’idée que quelque chose est bon parce que lié à une culture ancestrale lointaine (c’est typiquement la référence au chamanisme qu’il soit mongol ou amérindien). L’appel à Galilée se développe autour de l’idée que ceux qui prétendent des choses étonnantes auraient raison contre tous, de la même manière que Galilée avait défendu que la terre était ronde contre la pensée générale de son époque (C’est souvent utilisé en pseudo-science et, en plus d’être un sophisme, c’est faux historiquement.). Une liste des arguments fallacieux est à retrouver ici ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Raisonnement_fallacieux ), la liste et longue mais l’idée est simple : nommer un raisonnement fallacieux, c’est se permettre de lutter contre !
  • [5] à noter que je ne remets pas ici en cause la dangerosité des radiations nucléaires mais je fais référence à des graphiques et articles qui ont tourné sur les réseaux sociaux, relativisant la dangerosité du nucléaire par rapport à d’autres technologies. Je ne dis pas qu’ils ont raison, mais constatons que cela a été partagé. Exemple d’articles de ce type : https://www.contrepoints.org/2017/08/04/296088-nucleaire-source-denergie-plus-sure
  • [6] Pour s’en convaincre il suffit de lire cet excellent article d’un internaute : https://bloglextracteur.wordpress.com/2020/05/04/la-naissance-dune-secte-en-direct-sur-youtube/
  • [7] La note (https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Reprise_deconfinement_Mai2020/69/2/Fiche-Derives-sectaires_1280692.pdf) fait directement référence aux coachs de vies ou aux régimes alimentaires alternatifs. La note a fait un tollé chez certains militants qui luttent contre les dérives sectaires, mais a été salué par d’autres qui luttent contre ces sectes.

Sources :

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