Quelles sont les limites de la métropole ?

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“On ne peut pas faire de croissance infinie dans un monde fini”

Cette phrase est bien connue dans la sphère écologiste. Elle pose le constat des limites planétaires et fustige, en une formule, le concept de croissance infinie si cher à celles et ceux qui nient le problème. C’est une formule mais qui n’en reste pas moins attestée et validée par des faits. Elle est largement issue d’un travail célèbre du Club de Rome intitulé “Le Rapport Meadows, Les limites à la croissance (dans un monde fini)”, édité en 19721.

Le rapport pointe la limite de tout système face à une croissance infinie, et en l’occurrence celui du “système terre”. Exactement 50 ans plus tard, le constat n’est qu’amplifié : nos limites sont mieux connues, le moment de leur dépassement parfaitement identifié. Malgré tout, nous continuons constamment de faire semblant qu’il est possible de les repousser. Dépasser ces limites c’est fragiliser notre modèle social, créer une concurrence sur des ressources qui se régulerons par l’exclusion des plus pauvres.

Ces limites s’appliquent aussi au niveau local. A l’échelle de la métropole, nous devons trouver notre propre équilibre entre la consommation de ressources, les capacités de régénération de nos écosystèmes et une répartition juste entre tous et toutes. Cela peut nous amener à poser une question tout aussi vertigineuse que celle posée par le Club de Rome en 1972 : “Quelles sont les limites d’une métropole ?

Vers une remise en cause de l’habitabilité de notre territoire ?

Cette question parait révolutionnaire tant notre rapport au territoire est celui d’une domination de la nature : on artificialise des terres pour construire, on contraint des fleuves avec des empierrements plutôt que de respecter leurs cours naturels, on importe massivement des denrées alimentaires en cherchant trop peu la résilience locale … nous pouvons noter une grande avancée dans ce domaine, la loi sur le « Zéro Artificialisation Nette », qui protégerait les terres arables et zones naturelles, mais on voit déjà que certain.e.s, en local, déploient nombre de stratégies et d’interpellations pour l’arrêter. L’idée que l’écosystème local imposerait une “limite” à notre “développement” est insupportable pour certain.e.s. Et pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit : de plus en plus de chercheurs et de chercheuses s’intéressent à ce qu’on appelle “l’habitabilité” de notre planète. En d’autres mots, à l’idée que la pression sur l’environnement est telle que cela remet en cause le fait que notre planète, et certaines zones en particulier, soient durablement habitables.

Qu’en est-il alors de l’habitabilité de notre territoire, de notre département, de notre ville ? Les alertes sur le sujet sont nombreuses. Quand nous frôlons le manque d’eau potable comme en septembre dernier, n’approchons-nous pas la limite d’habitabilité ? Quand la pression sur la construction de logements est telle que certain.e.s jugent inévitable de construire sur des terres arables, n’est-ce pas une limite ? Quand un couple qui gagne 1.5 fois le SMIC ne peut pas acheter un logement décent dans nos villes, n’avons-nous pas dépassé un stade de l’absurde dans le marché de l’immobilier ?

Foncier, tourisme : la concurrence dans l’usage de nos ressources limitées

Ces questions touchent à comment nous utilisons nos ressources. Car l’habitabilité peut être prise comme une question purement technique (quantité d’eau par habitant, de journées trop chaudes et d’espaces refuges de fraicheur…), une habitabilité purement écologique. Mais c’est aussi une question sociale et politique : comment organiser les ressources pour être heureux et répondre aux besoins fondamentaux de tous et toutes ? Garantissons-nous à tout le monde un environnement sécurisé, nécessaire à son développement ?

Cela touche un grand nombre de ressources avec à chaque fois la même question : dans un contexte global de fin de l’abondance, comment voulons nous répartir nos ressources ? Quels usages sont essentiels et donc prioritaires ? Si on prend l’exemple du foncier, les écologistes vont insister sur la nécessiter d’arrêter l’extension urbaine (artificialiser des terres agricoles pour construire) et développer le renouvellement urbain (changer l’usage de terres déjà artificialisées). Par exemple : construire des logements et services publics à la place des parkings et centres commerciaux. Ainsi, pour une ressource donnée (le m² dans cet exemple), nous devons chercher à mieux répondre aux besoins.

Cette question de la concurrence dans l’usage des ressources locales se pose aussi de plus en plus dans les zones touristiques. C’est ce que dénoncent les associations « Les enfants de tempête” à l’Ile d’Yeu, le mouvement “La Bretagne n’est pas une résidence secondaire” en Bretagne ou encore les fameux “Tourists go home” de Barcelone. Les habitants et habitantes de ces régions sont inquiets car ils et elles ne peuvent plus habiter convenablement chez eux à cause du tourisme de masse.

Là aussi, il s’agit de choix politiques : le tourisme de masse demande des infrastructures stéréotypées, des politiques publiques uniformes quels que soient les territoires2. Certaines régions du globe entièrement dépendantes de ce modèle de développement sont amenés à se questionner à l’aune du changement climatique. Des recherches ont ainsi été menées sur la limite au tourisme que poserait l’accès à l’eau dans certains pays du Maghreb, avec une augmentation estival de la population insoutenable dans un contexte de changement climatique, mais plus proche de chez nous sur la presqu’île de Guérande le sujet est déjà soulevé par des élus locaux.

Si les ressources sont limitées, faut-il limiter la population ?

Sur tous ces sujets, réfléchir aux limites écologiques de notre territoire nous amène à soulever une question récurrente de l’écologie mais très épineuse : y a t-il une limite de population pour un territoire ? On revient à une des premières inquiétudes des mouvements écologistes.

Dans les années 70 déjà, des auteurs.rices pointaient cet enjeu en se demandant si nous serions capables de répondre aux besoins vitaux de 4 milliards d’êtres humains. Aujourd’hui, on a dépassé les 8 milliards d’êtres humains sur terre. Cela génère une énorme pression sur l’environnement. Mais nous savons qu’il est possible de retrouver un équilibre écologique en répondant aux besoins de tous et toutes, et qu’il s’agit avant tout d’un enjeux d’inégalité de répartition des ressources.

Cette question de la population ne se pose pas qu’au niveau planétaire. Elle interroge aussi la répartition des populations sur les territoires, en fonction de la capacité des territoires à accueillir ces populations en répondant à leurs besoins. Surviennent alors de nouvelles préoccupations : plutôt que « Faut-il mettre en place une politique de l’enfant unique ?” il s’agit de se demander “Comment rendre attractives des villes moyennes aujourd’hui délaissées ?” ou alors “Quel est le maximum de population que nous pouvons accueillir sur un territoire, en respectant un équilibre social et écologique ?”.

Attractivité, le nouvel ennemi

C’est bien ces réflexions qui amènent l’écologie municipale 3 à se trouver un nouvel ennemi depuis quelques années : les politiques d’attractivité des métropoles.

Le phénomène de métropolisation, c’est-à-dire de concentration de la population mais surtout d’activités clés (culturelles, universitaires, entrepreneuriales,…) dans quelques centres urbains entraîne un déséquilibre entre et sur les territoires. Ce déséquilibre est dû à un ensemble de politiques publiques, notamment dites d’attractivité, qui ont pu remplir leurs rôles dans les années 1980-2000 mais qui désormais ne devraient plus être d’actualité. Car la transition écologique repose entre autres sur ce rééquilibrage des territoires4.

Derrière cette concentration de population, et plus particulièrement des populations les plus aisées, dans les centres-villes, il y a des politiques publiques, des moyens mis en œuvre pour attirer des entreprises, des habitant.e.s, de la renommée, des touristes. Cette politique d’attractivité prend bien des formes :

  • Ce sont des plaidoyers d’élus locaux pour développer le TGV pour relier leur territoire à Paris en le moins de temps possible, alors que le train du quotidien et des espaces ruraux dépérissent.
  • Ce sont des installations culturelles (vous avez entendu parler de l’Arbre aux Hérons ? 😉 ) qui visent à faire rayonner et faire connaitre notre métropole au monde, pour qu’elle soit identifiée et reconnue.
  • Ce sont des gens rémunérés pour faire venir des entreprises, toujours plus d’entreprises, sur le territoire, pour trouver des emplois pour une population qu’on cherche à attirer,
  • Ce sont des classements nationaux et internationaux sur là où il fait bon vivre et où il fait bon acheter,
  • C’est un travail de concentration des universités et grandes écoles dans les centres urbains,

… bref, un ensemble de moyens humains et de discours qui ont les conséquences suivantes 5 : alors que la majorité des départements français perdent de la population, principalement sur la tranche 18-35 ans, le département de Loire-Atlantique attire fortement les jeunes de 18 ans (pour leurs études) et les 25-35 ans, l’âge où l’on s’établit pour le travail et pour faire des bébés (car oui, le solde naturel est directement lié à l’attractivité d’un territoire pour les populations jeunes … qui y font des bébés).

Toutes les métropoles de France ont encore des objectifs (voulus ou « subis ») de gain de population, et de gain d’emplois car il faut du travail pour les gens, et de gain de population car il faut des travailleurs pour les entreprises, et de gain d’emplois car … Bref, nous sommes dans une roue de hamster.

Il faut donc reconnaitre la fin du modèle d’attractivité et comprendre qu’elle n’est pas synonyme de dynamisme ni de prospérité. Cette remise en cause avance dans la société civile et dans les institutions, et c’est une victoire des écologistes. Par exemple, l’agence de Développement Économique Nantes Saint-Nazaire a officiellement changé de braquet et cible maintenant certaines entreprises et choisit d’en orienter d’autres vers les territoires voisins pour répartir le développement économique. Nous sommes donc dans un moment de tension : les discours changent, certaines institutions modifient leurs raisons d’être ou de travailler (au moins dans les mots, nous seront attentifs aux actes) mais les objectifs opérationnels restent en contradiction. Avec une conviction qui demeure chez beaucoup d’élus : « on ne contrôle pas les mouvements de population ».

La démétropolisation, sans le déclin ? Explication

Derrière cette conviction, on touche à une forme de certitude lié à la défense d’une liberté : le droit de libre installation. “Les gens ont le droit d’habiter ou ils veulent. Il viennent à Nantes, c’est comme ça, on ne peut influer sur le cours des choses, uniquement adapter la ville à ce fait”. C’est assez paradoxal d’ailleurs : les politiques pensent pouvoir éviter le déclin de leur territoire, mais pas limiter un intérêt excessif ? En réalité, si l’augmentation de la population reflète une dynamique de long terme, donc difficile à changer du jour au lendemain, elle n’est pas extérieure aux choix que nous faisons.

Parmi ces choix, nous en avons déjà cités certains. Il y a les politiques de développement économique, touristique, urbanistique, culturel (c’est d’ailleurs pour cela que vous voyez beaucoup vos élus écologistes monter au créneau sur ces sujets) mais il y a aussi une question de modèle de ville et de développement du territoire que nous voulons. Car ce modèle focalisé sur l’attractivité ne vient pas de nulle part. Il vient d’une peur qui étrangement est encore présente chez certains élus des centres urbains : celle du déclassement et du déclin.

La peur du déclin, c’est la peur d’une ville qui n’attire plus les jeunes, dont la population commence à vieillir, dont les commerces ferment en centre-ville et qui finalement entre dans une forme de léthargie. Les habitants seraient honteux d’habiter dans ce bout de territoire tout rabougri que les gens quittent avec empressement à la recherche d’un boulot et d’une vie meilleure, ailleurs. Cette peur est liée à une époque : celle des délocalisations massives, où des villes étaient « perdantes » dans la course à la mondialisation.

Difficile d’appliquer ce discours à Nantes sans se dire : “mais enfin on n’est pas du tout dans cette situation ! ”. En effet. Mais alors pourquoi certains semblent avoir en tête cette peur ? Vous avez peut-être entendu dire que dans les années 90, Nantes était une “belle endormie”, et qu’elle est sortie de sa torpeur par l’arrivée de Jean-Marc Ayrault, notamment via une politique culturelle importante et des “grand projets”6. C’est le fameux “Maire bâtisseur”, et cet imaginaire reste. Remettre ça en cause (et il faut le faire) demande à se questionner sur le rôle profond de la municipalité.

Certain.e.s intellectuel.le.s, comme Guillaume Faburel, proposent un contre-récit : celui de la démétropolisation. Et si notre objectif politique collectif était de sortir de ce système de concentration sur les territoires ? En dénonçant cet outil d’aménagement qu’est la métropole ?7 Pour Faburel, la métropole-géante est un produit du capitalisme et du libéralisme8. Ce système de concentration doit être combattu car il crée des déséquilibres sur les territoires. Il nous faudrait au contraire chercher à rendre attractives des villes petites et moyennes. Cet imaginaire de la métropolisation néfaste, c’est aussi ce que développe Alain Damasio dans son livre “Furtifs” : quelques métropoles rachetées par des groupes privés, qui organisent des outils de ségrégation entre les différentes classes sociales de la population. Le citoyen-client de la ville doit soit accepter ce monde, soit partir dans des zones intermétropolitaines totalement délaissées.

Et le social ?

Ce que pointe Alain Damasio, c’est que derrière toutes ces réflexions, la question sociale est centrale. Car si une ressource n’est pas régulée par le commun, elle l’est par le prix. Et c’est ce qu’on voit aujourd’hui : une dynamique démographique incontrôlée, un prix du foncier qui s’envole et donc des populations plus pauvres reléguées en dehors de la ville ou dans des conditions de vie peu dignes9.

Comme souvent, si une ressource devient rare (ici le foncier), la loi du marché fait que seuls les plus aisés y ont accès, et donc la liberté des moins aisés diminue. Il est illusoire de penser que nous avons tous et toutes la liberté de nous installer où nous voulons : le rapport à l’espace et au temps est beaucoup plus contraint et subi pour les plus pauvres10.

S’attaquer frontalement à ces enjeux de répartition et d’organisation territoriale, c’est répondre à une question montante de justice sociale et environnementale. Poser cette question du modèle de développement de nos villes est un enjeu social et écologique majeur.

Synthèse : Un modèle est en train d’en remplacer un autre.

Nous devons admettre que tout territoire à des limites écologiques : c’est-a-dire une quantité de ressources limitées qu’il nous faut répartir équitablement pour répondre aux besoins de chacune et chacun. Tout en gardant en tête que l’être humain aura toujours un impact sur son environnement, l’enjeu de la transition écologique est de retrouver un équilibre le plus possible local, entre pollution et capacité de régénération de nos écosystèmes. Cet équilibre n’est pas possible dans le modèle de développement actuel.

Si c’était une idée intéressante au siècle dernier, pour dynamiser des territoires, les écologistes remettent aujourd’hui en cause l’idée d’attractivité dans les centres urbains. C’est en fait une formidable opportunité pour donner de la cohérence au discours écologiste : nous nous préoccupons de l’équilibre des territoires, de la redynamisation des villes moyennes. Nous refusons la concurrence entre les territoires et devons faire des dynamiques économiques locales un enjeu politique important.

Pour cela, il va falloir sortir d’une forme d’uniformisation des modèles de développement. Une métropole comme Nantes ne doit pas se considérer comme étant en concurrence permanente avec Lyon, Lille, Turin (…) pour le concours de la métropole la plus cool. Nous devons admettre nos limites écologiques, trouver des objectifs politiques qui concourent au bonheur de tous et toutes, nous tourner vers les territoires alentours et les territoires ruraux pour inventer d’autres modèles de développement économique et urbain.

L’avenir est donc fait d’une pluralité de modèles de développement11, de recherche d’équilibre et d’humilité, un modèle qui reste à inventer car totalement nouveau et innovant, mais qui doit venir se substituer aux mythes du siècle dernier.

Ces combats s’inscrivent donc dans une histoire des idées écologistes. Celui d’un équilibre, d’une relation juste à ce qui nous entoure, d’une forme de résilience locale. Nous pensons le monde comme un écosystème et n’avons à ce titre aucun mal à vouloir valoriser nos voisins si cela se fait pour l’intérêt général. Tous les jours les élus doivent valider des orientations, des projets, dont les prémisses sont encore basées sur une conception datée du développement et de l’aménagement. Notre rôle, c’est de rappeler dans ces instances que la justice climatique questionne notre monde tellement en profondeur que même les bonnes idées d’hier sont datées. Mais l’horizon devant nous c’est : quel modèle de développement alternatif proposons-nous ? Les pistes existent, les convictions aussi, mais le débat ne fait que commencer.

Notes

Vu que cet article était déjà un peu long, j’y ajoute une annexe que j’ai enlevée de l’article principal et qui sera bientôt publiée : “Explosion de la population en Loire-Atlantique : une lecture critique des travaux de l’INSEE”. L’article visera notamment à montrer que nous (les écologistes) devons nous autoriser à remettre en cause des projections presque fatalistes sur les mutations territoriales, et notamment l’augmentation de population.

  1. Cet ouvrage fait partie des 3 lectures largement à l’origine de mon engagement politique, je vous en parlais ici : https://tristanriom.fr/2021/09/dossier-metaux-1-3-pourquoi-sy-interesser-et-quelles-sont-les-limites-du-recyclage/
  2. Sur cette question de la prédation du tourisme de masse, et la différence avec l’idée de voyage, je vous recommande “Le manuel de l’anti-tourisme” de Rodolphe Christin, ou alors la vidéo d’Usul et Cotentin sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=BdpuYeG9_ZY
  3. Comprendre : les militant.e.s et élu.e.s qui, comme moi et peut-être vous, cherchent à appliquer et décliner l’écologie politique au niveau local.
  4. Preuve que ce constat est relativement partagé : Johanna Rolland a fait de « l’Alliance des Territoires » un sujet phare de son mandat 2020-2026, et nous partageons largement l’importance de ce sujet.
  5. Source : INSEE, Projections de population 2018-2070 et Projections de population 2013-2050. Pour plus de détails je publierai prochainement un article “Explosion de la population en Loire-Atlantique : une lecture critique des travaux de l’INSEE”
  6. Je n’ai pas trouvé d’éléments factuels pour confirmer ou temporiser ce récit, mais c’est ce qu’on m’a expliqué quand j’étais petit
  7. Attention, il ne s’agit pas de dénoncer l’outil de mutualisation des compétences qu’est la métropole au sens administratif, mais plutôt de remettre en cause son rôle dans nos imaginaires et sa dimension “centrale” sur les territoires.
  8. L’analyse de Guillaume Faburel est cinglante et radicale. Plutôt que de résumer ses propos qui sont passionnants, je vous propose d’aller voir directement ce qu’il écrit. Notamment : « Les métropoles barbares » ou la série d’articles qu’il a conduit pour la Fondation de l’écologie politique « Société écologique du post-urbain« 
  9. ”Et le logement social” me direz-vous ? Les demandes de logements sociaux sont tellement nombreuses par rapport au nombre disponible (1 pour 5) que cela ne suffit pas à résoudre cette crise.
  10. Sur cette question des libertés qui s’entrechoquent, et donc que la régulation est, au contraire des dires habituels, un instrument de liberté collective, je vous renvoie à cet article : https://tristanriom.fr/2021/06/les-ecologistes-sont-ils-liberticides/
  11. Admettre cette pluralité, c’est d’ailleurs ça la définition que donne Serge Latouche de la « décroissance » dans Les précurseurs de la décroissance. Une anthologie (éditions « Le passager clandestin ») : La décroissance c’est bien sûr sortir de l’indicateur du tout PIB, faire un peu de provoc, mais surtout rechercher une pluralité de modèles de développement où l’on ne tend pas tous à l’uniformisation mais où l’on se centre sur les besoins de la population